Troisième histoire

C’est ici que débute la troisième partie !

Bertrand : la route à suivre a l’air d’être une ancienne voie romaine, nous pourrons l’emprunter à un bon rythme. Nous avons deux grosses journées de voyages jusqu’à Saint jacques de Compostelle.
Philippe : Si nous raccourcissons notre nuit et fractionnons le trajet et la fatigue, nous pouvons y être demain à midi. Donnons notre maximum et celui de nos destriers pour échapper à nos poursuivants.
Arthur : Arrivés à destination, il nous faudra utiliser la ruse, sans doute des déguisements comme vous ma Dame ce matin.
Bertrand : Il faudra réfléchir à votre identité, et donc vous trouver un prénom. Nous ne sommes pas de trop de quatre pour assurer l’escorte d’une demoiselle de la noblesse, si vous voulez tenir ce rôle.
La Dame : Je veux bien essayer avec l’aide de vous tous. Bertrand, vous m’avez proposer de me baptiser sur l’île du grimoire, Je suis d’accord pour que vous choisissiez à vous quatre un prénom qui me convienne et que vous Bertrand me baptisiez quand vous le trouverez utile.
Philippe : Il faudra vous trouver une monture et un harnachement de circonstance. Une jument, un hongre peut être avec une belle prestance mais docile et qui supporte votre présence près de lui et sur son dos sans peur ni méfiance.
Arthur : Si comme nous trois, vous ne connaissez pas l’espagnol, il faudra que vous soyez native d’ailleurs et nous trois votre escorte et Bertrand, notre guide et interprète.
Frédérick : Pourquoi pas imaginer que nous amenons notre Dame en épousailles d’un noble choisi en visant notre destination.
Bertrand : Très bonne idée. Il y a trop de monde après nous dans l’Ouest, prenons plein Est et cherchons de l’aide en Navarre, royaume qui a vu naitre votre mère, Arthur, ou en Castille qui a vu naitre la mienne.
Nous trouverons l’aide dont nous aurons besoin.
Arthur : Dans Saint-Jacques nous achèterons tout ce dont nous avons besoin pour le chemin vers notre destination fictive et modifier notre apparence, mais avant d’y rentrer, Il nous faudra déjà avoir choisi pour chacun une autre identité et pour ma Dame, un époux plausible.
Bertrand : Nous allons réfléchir en route au meilleur candidat pour cette fiction. D’ici là allons prestement. Courez devant, ma Dame aussi vite que vous le pouvez, nous suivrons.

ils parcourent une route vide pendant toute la matinée. A la mi journée, après le croisement de deux routes, ils trouvent un homme âgé assis en tailleur, maigre, le teint hâlé, le visage fripé façonné par son sourire. Il joue une mélodie enjouée sur une petite flûte de bois noir.

Bertrand s’adresse à lui en espagnol : Saint homme, nous sommes des hommes de bien et notre mission est périlleuse. Nous sommes poursuivis.
L’inconnu répond en espagnol en désignant le côté opposé de la route : Si quelqu’un demande, je répondrai par la vérité depuis que je suis assis ici je n’ai vu passer personne.
Bertrand : Merci et que l’amour t’accompagne.

Frédérick et Philippe ferment la marche en effaçant les traces. Le groupe s’éloigne. L’inconnu se lève, empoigne ses maigres bagages, balaie la surface qu’il occupait d’un grand mouvement de sandale et va s’asseoir en face.

Plus tard quand ils se sont éloignés.

Philippe : Quel homme étrange. Sa façon de dire la vérité est amusante.

Bertrand : C’est un soufi, un ascète de la religion de Mahomet. Ce sont des hommes de bien. J’ai confiance dans sa parole et sa bienveillance.

Arthur : Espérons que nos poursuivants ne devinent pas qu’il nous protège La Dame : Espérons qu’il ne croise pas nos poursuivants ou que la violence ne soit pas utilisée contre lui.
Bertrand : Je lui souhaite aussi. Ces ascètes sont réputés pour leur résistance mentale et physique.