Le Journal de Beltran de Torre Du Guesclin 3

Ici on parle de la rencontre avec la Dame.

Nous sommes arrivés après l’aube aux portes de Bénodet car les pluies de la veille ont ralenti notre voyage et nous avons campé à l’extérieur des murs.
Une jeune dame d’une grande beauté, vêtue de beaux atours quoi que démodés et beaucoup trop courts attendait près de l’entrée de la ville. Cette jeune personne avait l’air perdue. Arthur, sur mes conseils l’a invité à déjeuner puis à séjourner avec nous à l’auberge.
Dans deux jours et deux nuits, notre navire appareille pour cette île étrange. Cela ne laisse que peu de temps pour l’aider.
Elle ne connaît ni son nom, ni d’où elle vient. Et j’ai l’impression qu’elle apprend le langage à notre contact. Il n’est pas facile de trouver une bonne maison pour l’accueillir pendant notre quête. Arthur souhaite l’inviter, il est persuadé qu’elle nous portera chance.

J’ai l’intime conviction que c’est le Destin qui nous envoie cette quête et peut être l’aide ou la compagnie de cette jeune personne.
Cette dernière est dotée d’un fort bon appétit, comme si elle n’avait pas mangé depuis au moins deux jours. Elle ne connaît aucune des manières et de la bienséance de la noblesse, ni même du bas peuple.
Avec l’aide de mes trois jeunes compagnons nous allons lui inculquer le minimum mais il lui faudra la patience et l’expérience d’une dame de la cour pour lui apprendre à bien se comporter et tenir le rôle de son rang supposée et de son sexe.
A table elle a roté comme un charretier.

A croire qu’elle a tout oublié.Elle ne porte ni plaie ni bosse à sa jolie tête. C’est peut-être une plaie morale, une blessure à l’âme qui fait qu’elle n’a plus de souvenir. Certains de mes patients avaient perdu partiellement la mémoire, mais pas en totalité à la suite d’événements tragiques ou traumatisants. Elle est presque sans effet, sa tunique, ses sandales, une ceinture et une paire de dagues. Sa tunique de soie verte brodée d’or, la place clairement  dans la belle noblesse. Sa ceinture et ses fourreaux, dorés aussi, sont très ouvragés avec des motifs d’inspiration grecque. Trouver l’orfèvre qui a créé ses  accessoires sublimes ou des renseignements sur lui peut être une piste pour deviner qui elle est. Ses affaires valent une fortune, j’espère qu’elle ne subira pas de vol. Deux dagues, portées de chaque côté de sa taille peuvent laisser deviner une formation martiale, rare mais pas impossible pour une femme. Par contre la richesse de son équipement me semble incompatible avec une moniale guerrière. Est ce une chevaleresse dans ses habits de cour. Pour l’instant elle reste un mystère. Elle porte des vêtements propres donc elle ne traine pas depuis des jours ou des semaines aux portes de la ville où dans les champs. Ère t’elle après un évènement de la nuit précédente ? J’ai écrit aux bourgmestres des trois villes alentours pour leur demander  s’ils avaient connaissance de la disparition d’une jolie dame de la noblesse. Je leur ai demandé de répondre au magistrat d’ici. Ce dernier n’a pas eu vent d’une disparition, ne connaît pas de dame d’une telle beauté. Le seigneur local non plus mais eu égard à sa beauté et ou l’or qu’elle porte, il annonce qu’il peut facilement la marier. Je lui ai dit qu’il faut déjà découvrir qui elle est. Elle est peu être déjà mariée devant Dieu et la polyandrie est assez mal vue par l’église. Ce seigneur m’a donné par écrit la responsabilité de cette personne. Jusqu’à ce qu’on retrouve son mari, son père, un frère, ou même une mère, je suis son tuteur et je dois veiller à son manque de maintien et si possible la faire s’habiller moins court.

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